« Si le peuple allemand avait suivi la politique dans les journaux (quelle qu'en soit la tendance) avant la Seconde Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale n'aurait pas eu lieu »
— affirmait mon vieux professeur d'histoire dans notre dernière année de lycée. C'était en 1951, relativement peu de temps après la guerre, et je peux donc imaginer que l'on avance pareille proposition audacieuse, que l'on ne saurait d'ailleurs prouver. Soixante ans plus tard, je reste convaincu que cette thèse ne peut être prouvée et qu'elle ne peut donc jamais devenir une vérité d'évidence. Pour moi, pourtant, c'en est une — et c'est pourquoi je lis le journal, et j'invite chacun à en faire autant.